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Monaco-Matin
Actualité Monaco
jeudi 09 octobre 2008

Nice : Hier chez sotheby's les souvenirs azuréens de Brel flambent aux enchères

 LEG_Légende  :  LEG_Crédit Photo LEG_Légende : LEG_Crédit Photo

90 000 euros le « poignant manuscrit de la sublime chanson Amsterdam », 60 000 euros celui de « Mathilde », 50 000 euros pour « Ces gens-là », 30 000 euros « Les Vieux Amants », 26000 euros « Jacky », 15 000 la « précieuse et émouvante guitare Hopf sur laquelle Jacques Brel composa de nombreuses chansons », 19 000 euros le manuscrit et le press-book de « L'Homme de la Mancha », 28 000 euros ses carnets d'aviateur... Manuscrits, lot de lettres, fauteuils de salon, pipe, photos de vacances et de spectacles, affiches, disques, les souvenirs épars de la vie de Jacques Brel, provenant pour la plupart de la maison de Roquebrune-Cap-Martin où le chanteur vécut dans les années 60-70 avec l'attachée de presse, Sylvie Rivet (1), ont fait flamber les enchères organisées hier soir chez Sotheby's à Paris.

« Reliques »

Les 95 lots mis en vente par les héritiers de son ancienne maîtresse ont largement dépassé les prévisions, certains atteignant jusqu'à dix fois les côtes les plus favorables.

Une première vente de ces objets, prévue en 2003 chez Drouot, avait échoué, suite à un référé déposé par la Fondation Jacques Brel (devenue depuis Editions Jacques Brel), qui gère les droits posthumes de l'artiste.

Cette fois, les héritiers du chanteur belge n'ont rien pu faire pour empêcher la vente, si ce n'est dénoncer publiquement la « mesquinerie odieuse » qui consistait à utiliser le trentième anniversaire de la mort de Brel pour organiser la dispersion de « quelques reliques ».

Cela n'a pas gêné outre mesure la foule de fans, de collectionneurs et d'investisseurs qui emplissait, hier soir, la salle d'enchères de la rue du Faubourg Saint-Honoré, et a participé avec passion à la vente, se disputant même les lots les plus insignifiants.

Parmi les dites « reliques » figuraient, en effet, les manuscrits originaux de quelques-unes des chansons les plus célèbres de Brel, écrites durant la période où Brel vivait avec Sylvie Rivet à Roquebrune-Cap-Martin.

Griffonnés d'une écriture nerveuse et peu lisible, sur des cahiers d'écolier à spirales, ces manuscrits constituaient évidemment les pièces maîtresses de la vente, dont Sotheby's espérait entre 340 et 470 000 euros de recettes.

Prévisions largement dépassées, on l'a vu.

Il est vrai que, ces jours-ci au moins, les précieuses reliques d'un « artiste immortel » comme Jacques Brel constituent sans doute un placement plus sûr que les valeurs volatiles du CAC 40.

Philippe Dupuy
Monaco-Matin
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