Buteur contre le PSG, l'attaquant monégasque Frédéric Nimani a déjà pris rendez-vous pour le deuxième match de la saison, ce soir à Nantes. : Photo F. C. De la Beaujoire, le nid des Canaris, les Monégasques ne veulent pas s'envoler le sourire jauni. Surtout pas après s'être offert le scalp de l'éclatant PSG (1-0, 1e j.) à l'avenir promis dans les cinq premiers. Pourtant, à Nantes, ce sera la folie, la foire d'empoigne, et nul doute que les 34000 sièges du stade seront occupés.
Un an en L2, ça donne des millions de fourmis dans les jambes et la voix des supporters qu'un retour manqué dans l'élite (défaite 2-1 à Auxerre) n'a certainement pas contribué à apaiser.
Ce soir, Monaco jouera dans un stade comble, avec une équipe désertée par les cadres blessés tels Adriano, Cufré et Alonso. « C'est un peu du gâchis », souligne Ricardo à propos de sa défense, dont la déveine rappelle un peu celle de son milieu de terrain l'an passé.
« On est ni à l'aise, ni sous pression. Bien sûr, il y a eu de bonnes surprises samedi dernier avec Diego Perez qui a dépanné à droite ou Mongongu dans l'axe, enchaîne le technicien. Mais il faut voir dans la durée ».
Nenê de retour dans le onze de départ
Halte, donc, à l'excès d'optimisme. D'autant que dans l'animation offensive, Ricardo sera privé de celui sur lequel il comptait tant pour rééquilibrer son côté droit. Alonso absent, Camel Meriem se projettera à droite tandis que Nenê devrait effectuer son retour côté gauche. Devant, Pino aura l'occasion de se racheter et Nimani, que de Bontin a vu contre le PSG « meilleur que le meilleur Jan Koller sous le maillot monégasque », de briller encore. « Sa prestation (contre Paris) va lui donner de la confiance et de l'assurance », devise Jean Petit.
En défense, Simic, pas encore qualifié, doit patienter. Place, donc, au club des 4 qui a fini le match contre Paris, soit, de gauche à droite, Muratori, Modesto, Mongongu et Diego Perez. « L'équipe en a besoin, il faut le faire », témoigne avec solidarité l'Uruguayen, qui a davantage l'habitude de jouer les shérifs au milieu de terrain.
« On se connaît encore mieux, que ce soit entre les joueurs ou avec l'entraîneur. Il y a une bonne ambiance, je nous sens plus fort que l'an passé. Il faut absolument enchaîner contre Nantes ».