A l'unisson sur la place du Palais, les Monégasques ont fait tournoyer les drapeaux rouges et blancs. Une journée de fête nationale comme une grande réunion de famille. : La foule s'impatiente et les voici enfin ! Avec quelques minutes de retard sur le programme officiel, la famille princière apparaît aux fenêtres du Palais. Le prince Albert II, ses soeurs les princesses Caroline et Stéphanie, ses neveux et nièces Andréa, Charlotte, Pierre, Alexandra et ses cousines Elisabeth-Ann de Massy et Mélanie. Tout une famille présente et unie pour la fête nationale.
Au pied de la maison princière, la foule en tenue coquette (femmes à larges chapeaux, hommes en queue-de-pie et accessoires rouge et blanc) acclame son souverain.Instant de communion chaleureux entre un prince et ses sujets. L'acmé des festivités officielles du 19 novembre sur le Rocher.
Peu avant, sur la place du Palais s'est tenue la prise d'armes.
Parade militaire supervisée par le ministre d'Etat, Jean-Paul Proust, qui a passé en revue les forces de la principauté avant le départ du défilé.
Carabiniers, sapeurs-pompiers, agents de la Sûreté publique à pied et à moto, la cérémonie n'a pas dérogé à ses règles absolues.
Un ballet bien rodé porté par 150 hommes en tenue, qui avaient répété plusieurs jours leur participation aux cérémonies.
Les carabiniers sur un air de jazz
Du classique monégasque... à l'exception près de la fanfare des carabiniers qui, cette année, avait décidé d'intégrer - pour la première fois - à ses partitions de musiques solennelles et militaires, une touche jazzy ! Sous les fenêtres du Palais princier, les musiciens ont alors enchaîné une marche américaine, couplée à quelques notes de « La panthère rose ». Poursuivant par un « Hymne à la joie » plutôt enlevé, sur une partition arrangée par Victor Lopez. Ca swingue place du Palais ! Une entorse originale aux traditions que la foule présente n'a pas manqué de saluer par des bravos nourris.
Le corps des sapeurs-pompiers de Monaco, quant à lui, dans le cadre de ces festivités, à célébré son centenaire. L'occasion de faire défiler, à côté des nouveaux modèles rutilants des soldats du feu, une autopompe d'époque (1911) qui avait servi en principauté entre 1923 et 1948 ! Sur ce véhicule de 3 tonnes, parfaitement restauré à Monaco, avaient pris place une brigade de sapeurs, arborant de fausses moustaches comme on les portait au début du siècle dernier. Rappelant ainsi que le 19 novembre est aussi un rendez-vous festif.
Aux balcons du palais, surplombant la place, la famille princière, complice, apprécie le spectacle. A l'image de la benjamine Alexandra, 10 ans, fille de la princesse Caroline et du prince Ernst-August de Hanovre (dont les observateurs dans la foule n'ont pas manqué de noter l'absence cette année), s'amuse aussi de la parade.
Aux honneurs militaires succèdent la ferveur et la liesse populaire. Une fois les barrières ouvertes, les Monégasques s'approchent au plus près des portes du Palais. « Pour le Prince hip, hip, hip...» lancent les carabiniers. « Hourrah ! » répond la foule, dans un tournoiement de drapeaux rouge et blanc. Albert II, la princesse Stéphanie et la princesse Caroline reçoivent les dernières congratulations. Un ultime geste de la main et les fenêtres se ferment. Rendez-vous l'an prochain.
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