Édition du mardi 25 septembre 2007
Monaco : troisième glissade
Manquant de vivacité, d’esprit d’entreprise, de liant et pourquoi pas de répondant,l’équipe de Ricardo s’est logiquement inclinée hier soir pour la 3e fois consécutive!
Sans faire offense à la performance athlétique et technique très nettement supérieure de l’équipe de Kombouaré, le fait du match aura été l’exclusion de Menez qui laissa ses équipiers déjà menés et malmenés se débrouiller en infériorité numérique pendant 49 minutes,Valenciennes trouvant le moyen de finir à 9 après les exclusions de Saez (88e)et de Rippert (89e).
Monaco s’était présenté bien dans la composition annoncée, mais Menez était positionné davantage en 10 derrière Koller tandis que Piquionne occupait par force le côté droit.
Une mise en place initiale qui ne perturba pas le moins du monde les Valenciennois entrés dans la partie le mors aux dents, se jetant sur tous les ballons comme des morts de faim.
Sur chaque transversale ou le moindre coup de pied arrêté, Monaco se trouvait sous pression. D’entrée,Audel trébuchait dans la surface alors qu’il s’était ouvert le chemin du but.
Puis sur un centre de Mater en profondeur, Monsoreau était battu, Audel – couvert par Bolivar – d’une tête décroisée trouvait la lunette de Roma qui n’en pouvait mais(11e).
Monaco dans ses petits souliers
Plus rapides et techniquement inspirés, les Nordistes dominaient largement leur sujet tandis que Monaco était toujours dans ses petits souliers. Il fallait attendre la 24e minute pour assister à une première frappe lointaine de Nenê par ailleurs non cadrée. Les Nordistes furent même très près de doubler la mise à la 36e. Sur le côté gauche, Belmadi alertait Savidan qui venait buter sur Roma, pas malheureux dans cette affaire.
Monaco n’arrivait que rarement à mettre le pied sur le ballon. Pourtant, sur un coup franc de Menez repoussé par le mur (40e),Perez contraignait Penneteau à une parade. Sur le corner qui suivait, le gardien nordiste devait s’employer sur une tête d’Adriano.
Mais derrière, Menez, déjà averti pour un coup de coude sur Mater (27e), descendait Savidan sous les yeux de M. Auriac (41e) etl’ASM, déjà menée, se retrouvait à 10. Cette expulsion ajoutée aux cartons de Muratori (tacle dangereux sur Belmadi) et Roma(contestation) à la pause, la musette était bien pleine.Bien que Savidan ait vu une de ses frappes tutoyer la barre (57e), paradoxalement Monaco se mettait à mieux jouer en infériorité numérique,sans toutefois à se montrer dangereux dans la surface de réparation.
Battus pour battus, avec Gakpe et Pino, les Monégasques tentaient le tout pour le tout mais laissaient beaucoup d’espaces et des situations de contre.La partie se terminait même dans la confusion, M. Auriac excluant deux Valenciennois dans les ultimes minutes.
J-B L.
Nice-Matin