La prise de risque offensivefinit toujours parpayer. Le coach monégasquea montré hier parses choix tactiques qu’iln’était pas frileux, que Monacoavait les moyens d’attaqueret de marquer ! Ilaura fallu une mi-tempspour faire chauffer la machine,chasser les doutes.
Mais à température, l’équipea tout fait exploser.SansMeriem forfait ni Plasilparti en Espagne, Ricardoavait d’abord opté pour unrigoureux 4-3-3. Enmusclantson milieu avec trois grognards,Perez-Bernardi- Leko.
Parce que pour le coach, ladifférence essentielle au départrésidait dans le fait queMonaco est encore en trainde construire une équipe,de rechercher de la continuitéet de l’équilibre dans lejeu, tandis qu’auMans c’està peu près le même onze dedépart depuis le début desaison et même avant. Doncun adversaire déjà très organisé,rigoureux, possédantbeaucoup d’automatismes.
«On progresse dans bien desdomaines mais eux, ils sontdéjà rodés depuis pasmal detemps. » avait prévu Ricardo.
Poussées de fièvreCe postulat allait se vérifierdès le coup d’envoi, oùles Manceaux rentrèrentd’emblée dans la partietandis que Modesto et lessiens tâtonnèrent pendantdix minutes. Mais grâce àun jeu très direct, les Monégasquesallaient pourtantse révéler les plus entreprenants,se créantquatre réelles occasions enchaîne. Aucune ne finira aufond des filets. Menez butaitsur Pelé (10e), Piquionnepar deux fois (21,23es) inquiétait le gardienet Koller (25e) échouait égalementde la tête.
Et Le Mans, qui avait dû secontenter de quelques“cartouches“ de Romaricsur coups de pieds arrêtés,allait jeter le froid sur leLouis-II à la 31e.Calvé oublié par Muratoricentrait au premier poteaupour Matsui qui d’une« Madjer » surprenait Ruffier(0-1).
Manquant de réalisme devantle but, les Monégasquesperdirent un peuleur sang-froid et la maîtrisedu ballon. Menez faisaitpreuve d’indisciplineet les esprits s’échauffèrentde chaque côté. Heureusement,la pause survenaitpour calmer tout le monde.
Menez se rachèteContraint d’aller chercherle résultat, Ricardo misait àfond sur l’attaque : Gakpéremplaçait Perez chaudbouillant et Menez allait seracheter. En deux minutes,il fit basculer la rencontre.
En poussant Pelé à la fautedans la surface à la suited’un raid de 40 m, il permità Cufré d’égaliser surpenalty (1-1, 48e).Ensuite en venant repiquerdans l’axe, profitant d’unécran de Koller, il vint ajusterPelé (2-1, 50e). KO deboutdevant un tel revirement,les hommes de RudiGarcia avaient plus de malà sortir loin de leurs bases.
Mais en maintenant jusqu’aubout quatre attaquants,Monaco n’allait pasmanquer d’enfoncer le cloupar Piquionne (65e) qui sejouait de Cerdan avant debattre Pelé d’une frappecroisée (3-1).
Après son 3e but personnel,Piquionne pouvaitcéder sa place. Quand bienmême Romaric toucha labase du montant de Ruffiersur coup franc (68e), Monacoavait réussi à fairetomber un des trois leadersde son piédestal pourmettre à son tour un piedsur le podium.