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AS Monaco



Édition du dimanche 02 septembre 2007

Monaco : le coup de pompe

Pour la troisième année consécutive. Monaco sera tombé les armes à la main à Bordeaux. Avec deux coups dans l’aile cette fois. Et contrairement aux deux précédentes, avec des fleurets mouchetés, des guiboles en coton, le souffle court.Pour la troisième fois en une semaine, Ricardo avait été pratiquement contraint de reconduire la même équipe. A une exception près, Berthod à la place de Muratori (petite contracture à la cuisse droite).
Pour favoriser aussi les automatismes. Mais cette stratégie comportait l’énorme risque de subir à un moment ou à un autre le retour du balancier avec la fatigue accumulée au cours des 180 précédentes minutes, l’horaire inhabituel et la chaleur (27°). Une vraie purgeMonaco s’est montré plus spectateur qu’acteur face à des Bordelais impatient de se débarrasser de leurs chimères. Un non match pendant une heure de jeu.D’abord les quarante-cinq premières minutes : une vraie purge. Bordeaux fit l’essentiel du jeu, confisqua carrément le ballon. Oui, le jeu à une touche de balle des marine et blanc flattait la pupille mais, hormis les généreux coups de pied arrêtés, Ruffier ne se trouva jamais en danger. Ramé eut encore moins de travail. Une tête non cadrée de Piquionne sur un centre de Berthod (11e) et une frappe lointaine et sans conviction de Menez (43e).
Le match était fermé comme une huître du Cap-Ferret et Monaco dans sa coquille. On se frottait sec, le jeu était haché par de très nombreuses fautes. Le déchet fut énorme de part et d’autre et surtout aucune liaison entre les lignes monégasques, d’où la pauvreté du jeu.Une heure après…Il fallait faire quelque chose. Ricardo commença par remplacer Piquionne par Gakpé.
Monaco jouait plus haut, mordait davantage dans le ballon mais allait s’exposer à une première banderille en contre. Jussié – fort discret jusque-là –, partait dans le dos de Cufré, centrait en retrait pour Fernando dont la reprise était détournée par Chamakh entre les jambes de Berthod (61e).Perez laissait sa place à Pino au plus fort de la tempête. Les Monégasques commencèrent pourtant à mettre le nez à la fenêtre... Pour se faire souffleter une seconde fois à la 76e sur un coup malheureux.
Cufré, qui venait de se faire soigner, ne fut pas autorisé à entrer. Monaco joua le coup franc rapidement, se fit contrer, Jussié s’échappa une nouvelle fois sur la gauche. Ce dernier évitait la sortie de Ruffier, centrait de nouveau en retrait pour Wendel cette fois, qui doublait la mise.Le match était plié, même si sur un coup franc direct, Nenê – qui avait remplacé Menez transparent –, réduisit la marque d’un maître coup de patte enroulé du gauche. Dans les arrêts de jeu, Modesto eut bien une balle d’égalisation de la tête, mais ce point du nul aurait été usurpé tant les hommes de Ricardo auront été trop longtemps passifs.

J.-B. LABATUT
Nice-Matin

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