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Julia, la quarantaine, a de plus en plus de mal à cacher son alcoolisme et finit par perdre pied. Une rencontre l'entraîne dans un engrenage infernal qui la conduit à kidnapper un enfant de huit ans.
JOSSELIN JEAN-PIERRE, RENNES : "La vie pas révée des anges"
L'intrigue du film est hautement improbable. Comment croire à cette histoire d'enlèvement d'un enfant, mais malgré la longueur du film, on est scotché, interessé par les rebondissements, même si l'épisode mexicain ressemble à guignol. Et que dire de l'actrice ... C'est l'enthousiasme, le dél:ire, vraie dans ses cuites et ses histoires de cul ilmprobables. Vraiment un grand film même si la fin surprend. Courez-y (14/03/2008)
rolland yann, brest : "Du grand art"
Voila un film totalement réussi alliant la beauté des déserts californiens et le tohu bohu des villes mexicaines à une histoire d'enlèvement riche en couleurs et en rebondissements...Dans la forme on est très proche du cinéma d'Alejandro Gonzalez Inarritu donc de la perfection.... Le scénario travaillé rajoute du bonheur au spectateur cinéphile ... le film a la qualité très louable ne nous faire entrer en empathie avec les caractères...Impossible de rester indifférent à l'actrice principale et aux personnages impitoyables qui la cotoient....Du grand art à ne rater sous aucun prétexte... (13/03/2008)
Michel, Montrelais : "Presque très bien"
C'est vrai que c'était un gageure : comment être crédible dans un road movie à l'américaine quand on est un réalisateur français ? Zonca dit qu'il assume la référence à "Gloria" de Cassavetes et il sait que le public l'attend au tournant des deux heures trente de film. Résultat : c'est presque très bien ! Décor, paysage, jeu des acteurs, rapidité, surprises, le rythme est soutenu et Tilda Swinton, la grande bringue rousse est parfaite. Il y avait intérêt qu'elle assure, car on ne voit qu'elle pendant le film ! Mais, si la caméra reste centrée sur son point de vue, c'est aussi ce qui fait la haute qualité du film et son principal défaut. En effet, les aventures se succèdent et s'imposent presque comme des entités indépendantes. Ainsi, le chapitre "Mexique", à la fin, semble quelque peu déconnecté de l'ensemble même s'il est efficace. On sait peu du passé de Julia et on croit peu à l'éveil de sa fibre maternelle. On voudrait juste ne pas être dans le trajet de son haleine quand elle bâille en se réveillant près d'un nouveau compagnon de boisson (elle en fait d'ailleurs des tonnes à ces moments-là). Ce qui est le mieux traité au niveau de la psychologie de l'héroïne, c'est quand elle s'anime dès qu'elle est à un bar, seul lieu, pour elle, de rapports de séduction. Mais gare au matin, quand on se réveille dans une voiture inconnue ! Mais cette (fausse) aisance vis-à-vis des hommes va s'avérer un atout maître pour Julia, surtout dans le chapitre ultime. Même s'il se débrouille bien pour filmer le désert, Zonca se montre moins talentueux que les frères Coen dans "No country for old men". Mais son propos n'est pas le même : il veut dépasser le thriller pour aller vers le psychologique. Et pour cela, il sait très bien mettre en place ses élipses (contrairement à celles des Coen qui embrouillent l'intrigue) pour pouvoir s'attarder sur des scènes. Au final, voilà un thriller différent avec une héroïne attachante qui a de la bouteille dans tous les sens du terme. (13/03/2008)