Dos Santos, Bolivar, Nenê : trouver le bon tempo pour la dernière de la saison au Louis-II contre l'AJA. Le onze de Jean Fernandez vise aussi son maintien... : F. Chavaroche Si l'on jouait en Espagne, il y a bien longtemps que les supporters mécontents auraient agité leurs petits mouchoirs blancs. Simplement parce que depuis le 23 janvier et le match contre Sochaux (1-0, but de Frédéric Piquionne), les Monégasques font la grève de la victoire au stade Louis-II.
Depuis cette 22e journée, l'ASM n'a pris que deux petits points (contre Lille et Valenciennes) sur 21 possibles pour devenir une des équipes les plus stériles du championnat sur ses terres. Deux nuls donc, et cinq défaites (Bordeaux, Lyon, Rennes, Toulouse et Marseille) pour compléter le triste bilan de ces trois derniers mois à domicile.
Maudit, le Louis-II ? C'est, semble-t-il, plutôt une question de style. « On a beaucoup de mal à faire le jeu. A domicile, on ne parvient pas à s'imposer et on se fait régulièrement prendre en contre », rétorque parfois Sylvain Monsoreau.
Souvent en difficulté lorsque l'adversaire lui cède la possession de balle, Monaco balbutie son football. L'équipe affiche de cruelles lacunes dans la construction, boudant le jeu court et les combinaisons vers l'avant au profit des longues relances. En clair, Monaco préfère le contre. Et se montre logiquement plus à l'aise hors de ses bases (7e au classement à l'extérieur), où il reste d'ailleurs sur trois rencontres sans défaite (victoires à Strasbourg et Nice, un nul à Lens).
Menez en joker
« On est presque sauvé, observe Ricardo. Mais ce « presque » me dérange. Il faut une victoire pour en finir, d'autant qu'il y a très longtemps qu'on ne s'est pas imposé au Louis-II ». Tout le monde en est conscient, seulement l'affaire ne sera pas simple. Auxerre est un adversaire coriace qui ne se livre pas non plus outre mesure. D'autant qu'il se trouve dans la même situation que Monaco, c'est-à-dire « presque » sauvé. Autrement dit, le point du nul arrangerait tout le monde...« mais les arrangements n'existent pas dans le championnat de France », prévient Ricardo à l'adresse des médisants.
Par ailleurs, le coach brésilien devra composer avec un effectif réduit, sans Bernardi, Piquionne, Gakpé, Perez et Almiron.
Si personne ne parle de blocage à domicile, les Monégasques semblent pourtant avoir besoin d'un déclic. Celui-ci pourrait s'appeler Jérémy Ménez, qui a inscrit quatre de ses sept buts en L1 au Louis-II. Appelé par René Girard pour faire partie des 22 espoirs tricolores qui disputeront un tournoi amical en Suède fin mai, Ménez devrait retrouver ce soir la pelouse de la principauté et jouer davantage que les 30 minutes à Lens pour sa rentrée. Les rumeurs l'envoient régulièrement dans une écurie transalpine au mercato. Il s'agirait alors pour lui de sa dernière au Louis-II...