La darse sud du port Hercule accueillait les chevaux du Jumping la semaine dernière. À partir de samedi, elle sera pour trois soirs, salle de concert... en plein air ! : Photo Gaelle Rungi Avis de canicule sur la darse sud du port Hercule avant la tempête ce week-end. Une fournaise où s'activent depuis lundi matin, 150 personnes par jour. Un chantier calibré à la minute près pour monter les installations du festival Monaco Live 2008. Une scène couverte haute de 2 mètres 20, coiffée de douze mâts et flanquée de deux écrans géants de 24 m2, 80 tonnes de matériel... Le tout en partant de rien !
Les équipes ont investi le site à peine le Jumping démonté. Presque un meccano géant pour Jean-Gabriel Basso alias Gaby, le régisseur général. « Nous n'avons pas de retard. Ce soir les réglages images, son et lumière seront finalisés » explique le boss du plateau, où se relayent les équipes de 8 heures à 21 heures.
Chaleur écrasante
Côté scène, une installation commune est montée puis chaque groupe apportera ses spécificités. Trois semi-remorques et quatre bus pour Tokio Hotel, deux camions pour Jamiroquai... et une valise de disque chacun pour David Guetta et Joachim Garraud. Backstage, logés préfabriquées mais climatisées et espace convivial.
Le plus dur du montage ? « La chaleur écrasante, car niveau organisation, tout roule, je n'ai jamais vu ça en 25 ans de métier » avoue Jean-Gabriel Basso. Un bon point qui ravi l'organisateur Salim Zeghdar, patron de Monaco Live Productions. La darse sud, c'était son choix après y avoir organisé deux concerts NRJ Music Tour. « Ce sera la même configuration pour le festival, avec du son en plus. C'est un bon lieu car nous n'avions pas trouvé d'artistes capables de remplir le Louis-II ».
Efficace mélange en trois jours entre public ado (Tokio Hotel vendredi 5), averti (Jamiroquai lundi 7) et fêtard (David Guetta dimanche 6). « Certains festivals nous ont jalousé car nous avons signé une clause d'exclusivité avec Jamiroquai qui se produit nulle part en France » se réjouit Salim Zeghdar.
Hyperconfort pour les artistes
Pour la partie artistique, il s'est entouré de Jean-René Palacio, directeur artistique de la SBM, qui a fait jouer son carnet d'adresses. « C'est une scène en plein air mais c'est hyperconfort pour les artistes » assure le conseiller artistique du projet. Qui tient absolument à offrir le même confort aux têtes d'affiches qu'aux premières parties. Notamment le jeune groupe monégasque "Slip on" qui assurera celle de Tokio Hotel, DJ Pampa de Radio Monaco et We are terrorists du label Monte Carlo Records.
Une programmation au budget gardé secret, financé avec l'aide d'un sponsor unique, Radio Monaco de Gildo Pallanca-Pastor. « Un partenaire de qualité qui nous permet de faire rendre cet événement 100 % monégo-monégasque ». Pour ce dernier aussi c'est un double pari. Les invités VIP pourront en effet être reçus dans la brasserie qu'il ouvrira prochainement sur la darse sud. Les artistes eux, se concentreront sur le bateau du patron de Radio Monaco, amarré au pied de la scène.
Le festival est épaulé sur le plan logistique par le gouvernement princier et parrainé par le souverain. Aura-t-il une suite en 2009 ? « Nous réfléchissons. Tout dépend de l'adhésion du public, pour savoir si nous irons plus loin ou pas ». Réponse mardi matin.