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AS Monaco

Édition du lundi 07 avril 2008

L'AS Monaco se donne de l'air

Marc Keller devait être bien embêté de quitter ainsi sa terre natale.

Lorsque le natif de Colmar, qui a fait les beaux jours du RC Strasbourg dans les années 90, a quitté la Meinau, l'ambiance était délétère. Aux « Furlan démission » se mêlait la colère des supporters alsaciens, résignés de voir leur équipe glisser irrémédiablement vers la L2. Mais à la guerre comme à la guerre, Monaco a pris les trois points et le directeur général de l'ASM ne s'en plaindra pas. D'autant qu'après deux mois d'errance, les Monégasques ont confirmé les promesses nées du match contre Rennes.

Avant de monter dans le car, Sylvain Monsoreau se faisait ainsi l'écho de Ricardo : « On est dans la continuité du match produit lundi. La victoire nous fait beaucoup de bien compte tenu de notre situation, surtout que ce n'est jamais facile de se déplacer à Strasbourg. La manière fait également plaisir. On a été très solidaire et ça faisait bien longtemps qu'on n'avait pas fait preuve d'un tel réalisme. Puis Fabio Santos qui marque dès son entrée en jeu, c'est bon pour la suite ».

Le mystère du mercato

Il n'a effectivement fallu que 5 petites minutes au mystère du mercato d'hiver pour marquer en L1, d'une vive frappe croisée du gauche. Prêté jusqu'en fin de saison par le FC Sao Paulo, le Brésilien a montré qu'on pouvait compter sur lui, ce qui n'a certainement pas manqué de plaire à Ricardo. Car en dehors de l'ouverture du score par Nenê d'une frappe contrée, l'attaque monégasque ne s'était pas franchement mise en évidence.

Bakar, très actif, a souvent manqué de clairvoyance tandis que Piquionne, toujours condamné à son rôle de pivot-remetteur aux avant-postes, n'a pas semblé très épanoui.

L'autre satisfaction vient de l'envie et la solidité affichées par le onze monégasque, qui se comporte enfin en équipe soudée. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le premier but est amené par une récupération de Bakar, venu défendre très bas. Si « Strasbourg a beaucoup poussé sans vraiment se montrer dangereux » (Ricardo), c'est parce qu'il y avait toujours un Monsoreau, un Sambou, un Pokrivac ou un Martin pour contrer un Alsacien.

Les joueurs de Jean-Marc Furlan ont tiré 15 fois au but, mais ils n'ont touché que 3 fois leur cible...

Monaco a donc atteint son objectif. Désormais 15e, l'ASM compte cinq points d'avance sur le premier relégable.

Maintenant, après avoir fait basculer Strasbourg dans la zone rouge, il faut désormais veiller à ce que Toulouse, en visite au Louis II samedi, n'en sorte pas.

Julien Crévelier
Nice-Matin

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