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AS Monaco

Édition du jeudi 20 mars 2008

Compan : « Caen ne peut plus attendre »

Il y a toujours plus mal loti que soi. Si l'AS Monaco n'a plus gagné depuis le 23 janvier (1-0 contre Sochaux), la dernière réjouissance du Stade Malherbe de Caen remonte au 22 décembre (2-0 contre Strasbourg). Dix matches sans victoire. Quatre petits points dans la besace sur les matches retour (pire bilan de L1). C'est le trou normand, sans la moindre ivresse. A ce rythme, le promu est parti pour retourner d'où il vient. Et dire qu'à la trêve, Caen pointait encore à la 4e place. Une dégringolade digne du CAC 40... Mais Caen peut encore se refaire : en cas de victoire sur Monaco au stade d'Ornano, samedi, le candidat normand (14e) repasserait devant les Monégasques. Le scénario interdit pour l'ASM, évidemment.

Pas toujours titulaire

Le plus Azuréen des joueurs du Stade Malherbe se nomme Lilian Compan. Né à Hyères, formé à l'AS Cannes, Compan a déjà inscrit la bagatelle de 22 buts en 2 saisons et demie avec Caen. Le Varois n'est pas toujours titulaire, mais quand il joue, il fait dans le productif. Au bout du fil, Lilian Compan livre un regard réaliste...

« On a vécu sur un nuage lors des matches aller, aujourd'hui on est tombé dans la galère », résume l'attaquant.

« Les raisons sont sans doute diverses, dit-il. On n'a pas un gros effectif, la fatigue a fini par se faire sentir. On a eu moins de réussite, la confiance s'est effilochée, on a essayé de jouer au ballon encore, comme quand tout allait bien, alors qu'il aurait fallu penser à serrer le jeu. On s'est pris les pieds dans le mauvais engrenage. »

« Le vrai sentiment ? On en a marre de prendre des taules. Il faut surmonter la fatigue. » A Lille (0-5), l'attaquant a terminé la rencontre dans les buts, après l'exclusion du gardien numéro 2, Costil (le titulaire Planté fera sa rentrée samedi).

« Dans notre situation, il est urgent de gagner un match. Cela pourrait tout changer. Mais on ne peut plus se permettre d'attendre. »

Huis clos à d'Ornano

Hier, pour la première fois de la saison, le coach Franck Dumas a ordonné un huis clos pour l'entraînement du mercredi à d'Ornano. Caen, privé de son milieu Proment (suspendu) essaye de mobiliser ce qui lui reste de ressources physiques et morales. Compan précise : « Je reste assez confiant sur nos chances de nous sauver. Il faut se rapprocher de la barre des 40 points et l'horizon pourra se déboucher ». Côté Monégasque, on ne pourrait dire mieux ! Dans les deux camps, la donne est dramatiquement la même : éviter à tout prix d'être la victime du réveil de l'autre... « J'ai regardé le match de Monaco contre Lyon, dit Compan, ils n'ont pas joué en équipe. Mais Monaco reste dangereux, capable de hausser son niveau. » Il pleuvait sur la Normandie, hier. On devrait s'expliquer sur terrain gras, samedi. De toute façon, dans la situation des deux clubs, l'idée n'est pas au concours d'élégance sur green bien taillé. Il faut sauver sa peau. Même pour Monaco, la question du standing n'entre plus en jeu...

François Paturle
Nice-Matin

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