Vingt-et-un ans depuis jeudi : Jeremy Menez, 25 matchs seulement cette saison, meilleur buteur (à égalité avec Piquionne / 7) malgré sept semaines d'arrêt (entre autres) ! : Photo Félix Golési Dimanche et lundi Ricardo a royalement octroyé deux jours de repos à ses troupes. Les joueurs ont fait le pont ! Mais même en cas de baroud d'honneur samedi à Saint-Etienne, l'ASM ne montera pas plus haut que la 12e place. Un rang assez éloigné des ambitions européennes, mais sans vouloir refaire l'histoire, « quatre heures n'y suffiraient pas, nous n'évoquerions que la moitié de la vérité » fit remarquer Ricardo. Qui pour faire simple affirma samedi soir : « Nous avons simplement tout connu cette saison ».
- Au classement. Sans jamais entrer dans la zone rouge, Monaco a navigué de haut en bas, au milieu...
- Au niveau des blessures. Le club finit la saison avec une quantité de joueurs encore ou déjà en ''vacances'' (Bernardi, Gakpé, Piquionne, Almiron).
- Une multitude de départs et d'arrivées à l'intersaison puis ensuite au mercato, difficile à gérer : « Avec les départs de Koller, de Pino, il y a eu trop de choses, trop de changements cette saison ce n'est jamais bon. »
A ses yeux, le seul point positif à la fin : un vestiaire complètement concerné. « Avec suffisamment de joueurs encore concernés, qui ont répondu présent, c'est important ». Et le coach de souligner le cas significatif de Jeremy Menez : « Il a été arrêté sept semaines et il a fait des efforts lui aussi, je l'en félicite. »
De l'avis du coach, à part quatre victoires de plus qui auraient fait de l'ASM un Européen, ce qui aura sans doute le plus manqué au plan tactique, c'est un peu plus de stabilité au milieu du terrain.
Milieu déglingué
« C'est là que nous n'avons jamais su trop trouver la formule pour équilibrer mieux cette équipe, a t-il convenu. Depuis le début on a tâtonné. Après un mois et demi de préparation, nous avons d'abord perdu d'un coup Bernardi et Meriem avant même le premier match de championnat ! À partir de là, nous n'avons jamais été à l'abri de rien et ce fut toujours le même problème. À la fin, avec les blessures en cascades et suspensions, c'était partout, dans toutes les lignes. Heureusement que nous avons fait venir quelques joueurs au mercato d'hiver, cela nous a bien aidés sur la fin où je n'avais plus que Bakar comme seul et unique attaquant. »
Retenir les leçons
Pour le coach il ne s'agit pas là de se lamenter, d'entretenir des regrets, mais de retenir la leçon pour la prochaine saison qui se prépare dès à présent. « Se souvenir des très bonnes choses et des très mauvaises aussi. Anticiper les arrivées et les quelques départs car je pense que nous sommes en retard sur certains adversaires. »
Ricardo entend aussi profiter davantage de la bonne formation de l'ASM. Et de rappeler qu'avec tous ces problèmes, sont apparus ou ont confirmé avec le groupe pro : Muratori, Ruffier, Sambou, Mongongu, Martin, Bakar, Gakpé, Pinau.
« Y a-t-il une équipe dans l'hexagone qui a fait appel à tant de jeunes ? Je ne sais pas » interrogea pour conclure Ricardo.